voiture de luxe

Ce film de Wang Chao se situe dans la “belle” ville de Wuhan (equivalent chinoi d’une ville du nord de la france, gris et industriel) montrant ainsi une Chine en pleine transition vers un capitalisme moderne qui se retouve dans le titre, la voiture de luxe, etant une grosse audi volee qui symbolise ce desir de biens de consommations occidentaux. Il s’agit d’un pere qui quitte sa campagne pour aller chercher a wuhan son fils disparu afin qu’il voit pour une derniere fois sa mere mourrante, et est heberge par sa fille devenu une sorte prostituee de luxe. Uniquement dans ce resume on voit les limites de ce film qui est son desir de trop en dire, d’etre a la fois un drame familial et un polar , un film intimiste mais qui veut decrire une relation pere-fille, et un film plus historique sur cette modernisation de la Chine et son rapport aux traditions. Mais sur tous ces sujets le realisateur ne semble pas avoir de reel point de vue autre que la banale incarnation de cette tradition dans le vieux pere et sa campagne et la modernite dans la fille urbaine, filmant tout cela de maniere tout aussi banal, se contentant de platement illustre chacun de ses themes de la meme maniere, comme s’il n’y avait aucune difference, dans la facon de filmer un film noir et un drame familial. Finalement a trop vouloir en dire sans trop savoir quoi dire, le realisateur finit par ne rien dire et provoquer chez moi une forme d’indifference et d’ennui par rapport a son film.

3 Responses to “voiture de luxe”

  1. vio Says:

    on a deja parle des films chinois(ou africains cubains etc) pour occidentaux, voici ce qu’on peut qualifier la critique occidentale pour film chinois(ou africain cubain etc)…

    certes, je ne nie pas tout ce que tu aperçois mais y a autre chose…

    la nostalgie, de ceux qui font le film, de ceux qui le regardent.
    le père représente un passé, une génération perdue qui finalement trouvé son idéal. la révolution culturelle l’a envoyé à la campagne mais aussi auprès de son bien aimée, une femme simple(bien qu’on ne l’ait pas connue), symbole d’une idylle à jamais sombrée dans le fleuve du temps.
    aussi la mémoire d’une ville: wuhan, ville effectivement industrielle et sans attraction, mais avec un quartier occidental important et bien préservé, c’est là où se déroule l’histoire. vieux batiment, vieux meubles, dont le meuble à bassine complètement disparu de nos jours… le campus, l’un des plus beaux de toute la Chine, la petite entrevue permet de rappeler toute l’architecture originale entre l’orient et l’occident.
    ce film a tenté de faire revivre les souvenirs, de la génération du père, de la fille, de son copain(les premiers qui ont su profité de l’ouverture et la réforme dans les années 80), de susciter la nostalgie, l’air du temps, l’odeur et l’ambiance de cette ville.

    enfin je me suis rendue compte que je parle pour moi, j’ai le mal du pays. le karaok, les stands de nourriture au bord de la rue, le “bateau mouche”(plutot navette), le fleuve, l’accent… de ma ville natale et de ses gens.

    un film à voir quand on est fatigué, saoul. pas quand on est plein de rigueur vitale et de zèle métaphysique, analytique et d’esprit critique…

  2. khalim34 Says:

    dans ce cas, je vais me bourrer la gueule et retourner aussitot le voir!

  3. vio Says:

    je voulais ajouter que ce film a su puiser dans une imagerie plus familière pour les chinois que pour les occidentaux…
    ça veut dire que je vois + de choses que toi…

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