Les Amities Malefiques
On retrouve dans le nouveau film du fils Bourdieu un meme hommage que son precedent “vert paradis”- de maniere un peu plus voilee cette fois - aux travaux de son pere. Il s’agit cette fois d’etudiant en lettre dont l’apparente amitie cache des formes plus ou moins conscientes de domination. Il nous montre ainsi le cote obscure du champs culturel, son arrogance sterile. Un des personnages, le mentor de cette bande d’etudiant, se moque de ceux qui ecrivent en repetant incessamment qu’il est le signe d’un manque de caractere, pratiquant une violence symbolique sur ces jeunes apprentis ecrivains, alors qu’on se rend compte qu’il est lui meme incapable de finir son memoire de maitrise. Ces amis qui se laissent dominer pour ensuite le mepriser, car eux reussissent, ne valent guere mieux. La domination est aussi celle de l’homme sur la femme, les personnages feminins n’etant que des faire-valoir et des proies a la seduction masculine. L’univers de cette culture legitime apparait ainsi aussi noir que celui des romans d’Ellroy, auteur qu’ils etudient dans le film. Emmanuel Bourdieu met ainsi en image les etudes de son pere avec plus de fatalisme, la reproduction et la domination ne semble avoir chez lui aucune issue de secour.

October 24th, 2006 at 12:55 pm
point positif: au moins la grande gueule incite les autres à la suivre, même si à la fin ils découvrent avoir couru derrière leur propre ombre.
très juste la remarque sur la domination des hommes sur les femmes… bravo
October 24th, 2006 at 1:59 pm
peut-être les leaders, le dieu, ne sont-ils qu’une projection et une création volontaires de la masse…
October 25th, 2006 at 8:06 pm
C’est une vision humanisé de la divinité !!