Archive for September, 2007

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Sa majesté Minor

Posted in Uncategorized on September 28th, 2007 by picha

(De Jean-Jacques Annaud, majesté mineur)

ATTENTION : ce film risque de choquer la plupart des cinéaste amateurs de plus de 8 ans,non pas, comme le voudrait son réalisateur, par le côté « subversif » de certaines scènes (ha, ha !), mais plutôt par le côté complètement sans intérêt de “l’oeuvre” dans son ensemble.José Garcia interprète peut-être le rôle le plus difficile de sa carrière (sans rire), celui de Minor, un enfant élevé par une truie et vivant parmi les cochons du village. Pour situer l’histoire, cela se passe à une époque reculée de jadis d’il y à très longtemps, sur une île perdue, quand les hommes et les mythes coexistaient encore. Or, le pauvre et stupide Minor, souffre-douleur du village, est amoureux de la fille du chef (Mélanie Bernier, miam). Après un incident (gros choc sur la tête), il revient mystérieusement sur les rivages de l’intelligence, pour le meilleur, et surtout pour le pire.
Ce film est inclassable, et c’est malheureusement la grande fierté de son réalisateur. Fable païenne, comédie burlesque, tragédie aux accents shakespeariens, on ne sais jamais vraiment où on est, et on se demande surtout pourquoi on y est. Un gros casting (Vincent Cassel, Claude Brasseur, Rufus, …) laisse penser que c’est un film d’amis, d’autant que c’est le dernier scénario de Gérard Brach, collaborateur de longue date de JJ Annaud, et décédé au début du tournage. Bon, c’était une avant-première, les comédiens (José Garcia et Mélanie Bernier, miam-miam), ainsi que JJ Annaud ont été assez accessibles et intéressants dans leurs réponses, mais espérons que JJ va faire quelques retouches au film avant sa sortie, parce que ça risque d’être Le couac dans une filmographie jusque là assez prestigieuse.

Le bonhomme

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L’invité

Posted in totalement rate on September 27th, 2007 by admin

Disons le tout de suite, cette comédie n’est pas drôle, même pas un sourire de temps en temps. C’est une sorte de synthèse entre le “dîner de con”, pour le coté comique dînatoire, et “le goût des autres”, pour l’ opposition entre (mauvais) goût petit bourgeois et élitiste (donc snob), et c’est encore pire. L’idée d’un cadre moyen au chômage qui invite son futur d.r.h à dîner et qui doit subir les conseils de son nouveau voisin qui a bossé dans la com’ et veut tout changer dans la déco pour améliorer l’image de ce cadre, aurait pu donner une satire sociale, mais cela reste au niveau d’une mauvaise pièce de théâtre, avec des répliques qui se veulent drôles mais qui ne le sont jamais. au vu du bêtisier final (et si, ils ont même osé cela, comme quoi il n’y pas que les personnages du film pour faire preuve de mauvais goût), les acteurs se sont amusé et ce sont bien les seuls.

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La question humaine

Posted in y en a des biens on September 26th, 2007 by admin

A l’origine, “la question humaine” est un roman bref d’une centaine de pages, Klotz en a fait un film dense et complexe, à la fois polar, critique du monde de l’entreprise, film sur l’apres shoah…Ainsi tout commence par une enquête que doit mener un psychologue d’entreprise, joué par Amalric, sur son directeur au comportement soi disant étrange. S’agit-il d’une manœuvre pour déstabiliser ce dernier? On ne sait pas car peu à peu le film débouche sur une autre découverte, du passé des anciens de la firme, qui ont connu la deuxième guerre mondiale et le héros tombe sur des documents nazis qui résonnent en lui, sur la manière dont ceux-ci ne nomment pas les juifs mais les réduit à des “pièces”, tout comme il a pu le faire lorsqu’il a été chargé d’une réduction d’effectif et qu’il expliquait froidement comment il a réussit a réduire le nombre d’”unité”.
Il ne s’agit pas évidemment de dire que le libéralisme et le nazisme sont comparables, mais plutot d’un film sur le langage et la rationalité qui instrumentalise l’humain (alors que c’est l’économie qui devrait être au service de l’homme comme le dit souvent le magazine “alter éco”…même si la citation d’un tel journal va faire chuter le taux de frequentation de ce blog ;-)), mais aussi de l’aspect possitif du langage qui permet de ne pas oublier et la nécessité de l’Histoire qui permet au héros de redevenir humain
Il ne s’agit pour autant pas d’un film a thèse qui serait lourd (chose que je craignais en allant le voir), mais la réalisation arrive a donner un climat inquietant a cette firme feutrée,alternant froideur et violence.

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La vengeance dans la peau

Posted in y en a des biens on September 18th, 2007 by admin

Jason Bourne est de retour pour ce troisième (et dernier?) volet a la recherche de son identité, traqué par ces anciens patrons de la CIA. Lorsque ce nouveau personnage inspire des romans de Ludlum a ete lance, il faisait figure d’exception dans le cinéma d’action, en proposant un modèle de héros torturé, qui ne blague en tuant les méchants mais, au contraire, est en proie a la culpabilité d’un tel geste. Depuis ce personnage est devenu la norme; de Jack Bauer a James Bond, plus aucun JB n’a envie de plaisanter. Il n’y a bien que John McClane pour trouver la force de rigoler tout en frappant l’adverse.
On retrouve à la réalisation de troisieme volet P. Greengrass qui avait déjà réalisé le précédent. Ancien documentariste il apporte une force réaliste à ce film, où chaque lieu à sa popre dimension,de Londre avec ses nombreuses caméras, aux toits de Tanger, nous plongeant ainsi au coeur de l’action, et même une dimension politique à ce film en critiquant la politique sécuritaire qui se fait au détriment des droits et de la vie humaine.

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Les méduses

Posted in ca se regarde on September 13th, 2007 by admin

Camera d’or a Cannes, ce film de deux israéliens, Keret et Geffen, est loin de l’image habituelle que l’on peu se faire de la région. Ici, pas de conflit israélo-palestiniens, mais la trajectoire deux plusieurs personnages féminins dans leur mal être urbain. L’une, jeune mariée s’ennuie dans un hotel aux chambres trop bruyantes, puantes…, une autre serveuse que son ami vient de quitter s’attache à une petite fille rousse venue des eaux, une philippine qui ne parle pas un mot d’herbeux doit s’occuper d’une grand mère qui ne parle plus à sa fille. Ce spleen des temps moderne ne tombe pas dans le triste et larmoyant enfermement sur soi, mais tend vers une forme plus absurde et étrange. Cet aspect décalé réussit à charmer, mais trop souvent la réalisation joue dessus, surligne les moments par des cadrages qui ne laissent aucune place à l’imaginaire du spectateur et paraissent finalement inutile et artificielle, comme ce plongeon dans la mer où la serveuse et l’enfant se croise qui rappelle plus l’esthétique d’une pub pour évian qu’un bon film.

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Old Joy

Posted in y en a des biens on September 10th, 2007 by admin

Deux anciens amis se retrouvent le temps d’un week end pour une randonnée. ils semblent avoir vieilli et mener chacun une vie différente l’un marié, un chien et bientot un bébé, bref s’est embourgeoisé, l’autre au contraire parait plus un marginal un peu étrange. Le film ne tend pas dans vers le facile conflit qu’une telle situation peut susciter, mais repose plus sur les non-dit, les regard plein de suspiscions,les ilences de l’un, et les longs monologues de l’autre,.
L’un des deux personnages est joué par Will Oldham chanteur d’entre autres de Bonnie “Prince” Billy. Le film est un peu à l’image de ce film, une certaine lenteur contemplative assez belle, avec peu de rythme, ici d’histoires qui viendriaient perturber le film. Certains ricaneront surement, trouvant cela ennuyeux et vide, cela me parait au contraire subtile et reposant.

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La vie d’artiste

Posted in y en a des biens on September 9th, 2007 by admin

“j’aurais voulu être un artiste” chantait le businessmen, et c’est sur cette idée que Fitoussi réalise une comédie dépressive avec trois histoires sur la même idée de renoncement a vouloir la réussite artistique, que tout le monde ne peut pas l’être car cela demande autant de chance que de talent, bref nos trois losers vont se retrouver a la dure réalité de leurs insuccès devant se contenter de ce qu’ils ont que ce soit le prof de français, la doubleuse de manga ou encore l’animatrice de karaoke. Si le réalisateur fait rire du ridicule de leur entêtement, ils ne se moquent pas d’eux et il y a une certaine tendresse pour ces personnages voire une tristesse face a leur échec.
Certes le coté systématique à vouloir montrer toutes les facettes du monde artistique, de la forme la plus légitime qui est la littérature à la chanson populaire, avec ces histoires qui se succèdent sans lien, plutot que de chercher a les lier (il s’agit ainsi plus de 3 court-métrages que d’un film choral) ou à ce concentrer sur l’une apparaît comme la limite du film, ce dernier reste néanmoins une comédie sympathique.

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Les 4 fantastiques et le surfer d’argent

Posted in ca se regarde on September 6th, 2007 by picha

(Médaille de bronze)

Voici donc le deuxième opus dédié aux papis des super héros, les 4 Fantastiques. Le premier film avait réussi le pari de rendre attractif ce quatuor rétro en combi bleu, alors que nos amis X-men, jeunes, dynamiques, torturés à souhait, étaient déjà bien dans la place. Pour le retour de l’homme élastique et de ses partenaires, l’heure n’est plus à la présentation du pourquoi de leur Fantastique existence, mais à la gestion de leur vie quotidienne. Ce côté est d’ailleurs plutôt réussi puisque les personnages tantôt souffrent de leur hyper-médiatisation, tantôt en usent. Sur le côté suspens, bagarre, etc…, on est pas en reste avec une petite menace de destruction totale de la planète, la clé de l’histoire étant liée à l’apparition de ce fameux et funeste surfer d’argent.
Bon, soyons franc, ce film est loin d’être exceptionnel. Mais vu le niveau des adaptations de comics books en général, on s’en sort pas trop mal. De l’humour, de l’action, et la rutilante Jessica Alba, rattraperons les quelques lourdeurs, comme l’inévitable couplet de bons sentiments sur la fin.

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Grindhouse 2 - Planète Terreur

Posted in ca se regarde on September 6th, 2007 by admin

Deuxieme volet de ce projet qui devait au départ ne constituer un seul film, realisé cette fois par Rodriguez est moins reussi que celui de son pote Tarantinot.

Un critique disait que celui-ci était plus sincère et fidèle a l’esprit grindhouse, reprochant au film de Tarantinot de prendre de haut le genre. Il est vrai que celui de Rodriguez est plus proche de ce type de film. Alors que “boulevard de la mort” semble, a mon avis, élevait le genre pour en souligner sa modernité, son esprit subversif en donnant le rôle fort aux femmes, “planète terreur” reste un film de série b avec tout ce que cela a de stupide. Certes il y a un certain plaisir à voir l’héroïne dégommer des zombies avec sa jambe-fusils façon “cobra”, mais comme tout film de serie b cela reste mal ecrit, les personnages sont souvent peu approfondis (en dehors du couple principal, les autres semblent ne faire que de la figuration).

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Boarding Gate

Posted in totalement rate on September 5th, 2007 by admin

Je n’attendais pas grand chose du dernier film d’Assayas et c’était encore le surestimé tant celui-ci semble raté. Il a sûrement voulu faire un cinéma-monde en tentant une vague synthèse entre les films intimistes européens qu’un cinéma de genre plus américain ou hong kongais, mais d’une part la synthèse se réduit a deux blocs qui ne se mélangent jamais, avec une première partie sur une histoire sado maso entre un financier et sa maîtresse puis seconde partie le meurtre de celui-ci et la fuite de la maîtresse qui part en Chine poursuivi par des yakusas avec a leur tête celle des Sonic Youth; d’autre part chacune de ces deux parties est ratées, il ne semble ni apte a raconter une histoire intimiste, ni a insuffler du suspense, et encore moins a diriger des acteurs dont l’indigence de leur performance semble égaler celle de Maggie Cheung dans son film précédent, “clean”.