(Ventricule gauche)
Si Mathieu m’a si gentiment permis d’intervenir sur son blog, c’est pour apporter un petit plus client, à savoir chroniquer des films que même lui se refuse de voir. C’est pourquoi cette modeste intervention sera consacrée au Coeur des Hommes 2, la suite du Coeur des Hommes, film de Marc Esposito en 2003 où l’on suivait les aventures (et mésaventures) amoureuses parfois rocambolesques de quatre amis de longue date âgés entre 40 et 50 ans. Ce film avait relativement bien marché, tant l’alchimie entre les comédiens, et la justesse des situations diverses que nos 4 compères vivaient, étaient bien rendues. Nous retrouvons nos quatre amis 4 ans plus tard, toujours embringués dans des situations amoureuses complexes, mais toujours aussi soudés par une amitié virile, parfois houleuse, mais terriblement fraternelle.
Ceci étant posé, il faut dire que ce film n’a pas d’autre intérêt que ce qu’on nous annonce : retrouver cette bande de potes dont on avait tant aimé suivre les délires, les petits et les gros malheurs. Si c’est cela que vous cherchez, vous ne serez pas déçu. Par contre, ce 2ième opus est certainement moins bien construit et moins riche sur le fond que le 1er, les histoires se suivent un peu linéairement, et l’accélération du temps est utilisées dès que besoin pour arriver directement à la résolution (ficelle scénaristique un peu facile). Moi ça ne m’a pas plus dérangé que ça, mais je comprends que certains trouvent le film plus creux que le 1er. La philosophie centrale un peu simpliste, mais assez bien vendue, c’est « l’Amour ne dure pas toujours, il faut vivre le moment présent et ne pas hésiter à passer à autre chose le moment venu ». On regrettera un peu que ces 4 bonshommes soient tous au fond des gentils, les 4 facettes de l’homme idéal (même Lavoine au fond), mais on appréciera particulièrement le casting féminin qui, de la jeune actrice à l’actrice confirmée, nous régale.
Un film que les mecs peuvent aller voir avec leur copine sans trop traîner les pieds (juste un peu, pour la forme), à condition qu’ils aient apprécié le 1er.
Picha