L’homme sans age
Après 10 ans d’absence, Coppola revient sur les écrans avec ce film étrange, un peu bancal, parfois touchant, parfois ennuyeux avec une histoire de vieux professeur roumain en linguistique touché par la foudre ce qui ne le tue pas mais lui donne un corps plus jeune ce qui devrait lui permettre d’achever sa grand œuvre qui est de trouver les origines du langage. Avec une telle histoire on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec le cinéaste qui malgré les chef-d’œuvres réalisés est toujours en quête du film parfait et tente de retrouver une certaine jeunesse avec ce film souhaitant qu’il soit vu comme celui d’un cinéaste débutant. On pourrait donc dire de ce jeune cinéaste qu’il est intéressant même so ce film est imparfait, le début étant trop romanesque avec avec ces nazis qui le poursuivent, l’image jaunie pour faire vieux n’est pas ce qu’il y a de plus beau, les images renversées pour faire comprendre qu’il rêve sont assez pénibles…; c’est finalement la rencontre avec une jeune femme qui lui rappelle celle qu’il a aimée qui va permettre au cinéaste de développer des choses plus personnelles, qu’il arrive à susciter une certaine émotion.
