Archive for the 'yakoialatele' Category

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Studio 60 on the sunset strip

Posted in yakoialatele on June 1st, 2007 by admin

Tout comme il existe, pour certaines critiques, des grans films malades, on pourrait parler de grandes series malades, celles qui ne trouvent pas son public et se retouvent ainsi arreter en plein vol. C’est le cas de “studio 60″ qui est une belle serie incomprise dont on lui reprochera son manque d’humour, car son sujet est une emission humoristique, une sorte de groland americain. Et il est vrai qu’elle n’est pas tres drole. Mais c’est aussi l’interet de celle-ci de montrer que l’envers du decors d’une comedie n’a rien d’humoristique, que les enjeux sont au contraire souvent dramatiques, impliquant des problemes aussi bien sentimentaux que politiques.
On retrouve dans cette serie une meme facon d’utiliser le dialoque comme mode d’action. Tout comme dans “west wing” du meme createur -sorkin - la parole est la forme politique ideale (on oppose souvent west wing et 24 heures chrono comme deux conceptions opposes de la politique, l’un valorisant le dialogue l’autre la force). Ainsi studio 60 commence par une censure et un refus de se taire du comique censuré qui sera aussitot renvoyé pour etre remplacé.
Mais ce n’est pas qu’une serie politique mais aussi une serie hommage au petit ecran multipliant les allusions a toute son histoire, de woody allen a heroes; une serie romantique ou les personnages sont partages entre leur carriere et leur sentiment.

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Heroes

Posted in yakoialatele on May 27th, 2007 by admin

Alors que la serie “heroes” vient de finir - c’est la periode helas des “season final” - de facon etrange et decevante (mais je n’en dirai pas plus sur cet episode pour ne rien devoiler), j’en profite pour faire un bilan de cette serie. Comme son nom l’indique il s’agit d’une serie sur un ensemble de super heros, facon xmen. Il existait deja une serie ou un groupe d’individus dotes de super pouvoirs qui etaient a la fois une force pour eux mais aussi une fatalite qui les rendaient anormaux, consideres comme des monstres. Il s’agissait de “4400″ mais il manquait quelquechose a cette serie pour en faire une bonne serie malgre son postulat de depart, elle etait a la fois trop serieuse dans son discour et trop ridicule dans sa forme avec notemment ce duo de flic-scientifique qui semblait parodier le duo mulder/scully; il manquait un vrai talent d’ecriture et un bon casting a cette serie. “Heroes” a su ainsi eviter de tels defauts avec de bons acteurs et un scenario bien ecrit. On retrouve comme dans toute serie de super heros (voir le dossier realise dans http://www.generiques-mag.com/) ce desir de normalite, le pouvoir etant quelquechose d’a la fois de monstrueux et de divin, un savant melange de legerete avec reference aux comics, a certains personnages de series adolescentes comme la cheerleaders (ah le fameux refrain “save the cheerleader, save the world” qui revient regulierement comme une chanson pop) et de discours plus profonds sur la norme, le destin.

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The Office (uk, us et fr)

Posted in yakoialatele on October 25th, 2006 by admin
Je profite de la sortie en dvd de la brillante et courte serie anglaise “the office” pour evoquer celle-ci ainsi que ces differentes adaptations, americaines et françaises. Celles-ci decrivent la vie d’un bureau d’une pme qui vend du papier en prenant la forme d’un faux documentaire, montrant surtout l’imbecilite crade de son patron et l’ennui qui regne dans ces espaces. Alors que l’adaptation francaise reprend cadre pour cadre cette serie, elle n’arrive pas a retranscrire ce melange de demesure et de realisme, de drolerie et de malaise, qui fait le genie de l’original. Au contraire la version americaine en prenant des libertes avec l’histoire et meme a la prolonger (elle continue avec une troisieme saison, alors que la serie anglaise ne compte que deux saisons de six episodes chacun). On peut avancer au moins deux raisons pour expliquer que le copier/coller francais ne fonctionne pas.
La premiere est la difficulte a outrancier tous les personnages et en particulier le directeur qui dans les versions anglosaxones se montre beaucoup plus narcissique, lache, feignant, raciste, homophobe, sexiste,…. dans la version francaise il est beaucoup plus fade et banal.
La deuxieme raison tient dans la quasi absence de l’utilisation du dispositif de faux documentaire comme enjeu dramatique. Dans les version anglosaxones, le faux documentaire (et donc la presence theorique d’une camera) est utilisee dans l’histoire dans la facon dont les personnages font face a celle-ci en refusant parfois de se montrer, comme a la fin de la saison 2 ou le commercial amoureux de la receptionniste enleve le micro pour le lui avouer en toute discretion , ce qui rend la scene plus intense, ou encore quand certains tentent d’echapper au regard de cette camera ou se sente gene en decouvrant qu’ils sont filmes…
C’est ainsi ce melange d’outrance et de realisme qui rendait passionnant “the office” et son absence dans “le bureau” qui decoit (pourtant le fait que ce soit ceux du tres drole “caractere a message informatif qui l’adaptent laissait esperer mieux) .
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Prison Break - Saison 1

Posted in yakoialatele on October 19th, 2006 by admin
Pendant que les histeriques de “desperate housewives” se crepent le chignon sur canal, le calme Michael tente de sortir de prison son frere, injustement accuse de la mort du frere de la vice-presidente, en se faisant lui meme incarcere. Pas de vision cauchemardesque denoncant les conditions des prisonniers comme dans “Oz” (l’univers hors de la prison est dans cette serie tout autant si violent qu’a l’interieur). Comme dit le heros vers la fin de la saison 1, “il ne s’agit pas de faire un discours moral sur la peine de mort mais de sauver mon frere pendant qu’une amie avocate tente de prouver son innocence”. Voila qui resume bien l’enjeu dramatique de cette serie: il n’y a aucun discour moral mais uniquement la volonte de creer du suspence, de faire monter l’adrenaline du spectateur. Cette efficacite narrative ne repose pas sur une revolution de la forme comme “24 heures chrono” avec son temps reel (dont le procede semble s’epuiser sur certaines saisons, la saison 5 marquant un renouveau par un cote plus noir et politique), mais un certain classicisme et une sobriete visuelle mettant en avant le talent d’ecriture des scenaristes. On finit par etre plus angoisse par la capacite ou non de tenir sur plusieurs saisons (le concept de l’evasion semblant limiter de lui meme son nombre) que par la reussite du heros.

La fin de saison donne ainsi le sentiment que toute la premiere saison n’etait que le long episode pilote en installant les differentes histoires, depassant son concept de depart , faisant de cette serie un tres bon remake du “fugitif”.

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My name is earl - saison 1

Posted in yakoialatele on October 13th, 2006 by admin

Une bonne idée ne fait en géneral ni un bon film, ni une bonne série.”my name is earl” se trouve ainsi etouffé par son idée de depart.
Le heros, un loser moustachu et chemise à carreau representant l’americain moyen, vivant de petits larcins, gagne un jour au loto pour aussitot etre renverse par une voiture; il decouvrira alors en regardant la tele sur lon lit d’hopital que si on fait de bonnes actions, des bonnes choses nous arrivent. Notre heros decide alors de faire une liste de tous les mauvaises actions qu’il a commis dans sone existence afin de les reparer. Cette liste sert ainsi de fil conducteur a la serie ou chaque episode tourne autours d’une des ces mauvaises actions (voire parfois plus) et de sa reparation. Cela se transforme en quete initiatique d’une vie bonne, un long chemin de redemption, qui est vite pesant et desagreable (pour un vilain athee comme moi). C’est d’ailleurs quand elle arrive a s’eloigner de cette liste que cette serie gagne en humour et en finesse, mais a chaque fois le poids de la morale resurgit, le heros arrivant a se racheter, tout cela finissant dans la joie et l’allegresse pour les personnages, pas pour le spectateur qui n’a qu’une envie c’est de faire le chemin inverse du heros en commettant toutes les mauvaises actions citees dans la liste (promis demain je vole la voiture d’un unijambiste).
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Souviens toi l’ete dernier (2)

Posted in yakoialatele on September 22nd, 2006 by admin

La deuxieme serie decouverte semble aux antipodes de la premiere. La ou Rome tentait comme de nombreuses series actuelles d’utiliser un genre cinematographique (le western avec “deadwood”, le film de mafia avec “soprano”) pour dépeindre la société actuelle, devenir “les miroirs de la vie” pour reprendre le titre d’un livre de Winkler sur ce sujet, “grey’s anatomy” s’inscrit dans une certaine tradition televisuelle qui est la serie medicale. Il semblait impossible d’en produire une nouvelle apres le formidable “urgence”, celle-ci releve le defit en le contournant. On pense finalement plus a “ally mc beal” pour le son decale et cette facon de s’interesser plus aux problemes sentimentaux de ses heros qu’aux pratiques d’un corps de metier, voire meme aux series adolescentes, le lycee etant remplace ici par l’hopital, les personnages etant de jeunes etudiants en chirurgie. Si cette serie n’ est donc pas innovante dans la forme, elle reussit a creer des personnages pour la plupart attachants (j’aime moyennement le personnage d’Izzie, certes l’actrice est jolie mais un peu trop lisse et fade), a faire rire, les dialogues et les situations etant souvent droles. On peut neanmoins trouver parfois le ton legerment moralisateur et sentencieux renforce par la presence de la voix off de l’heroine.

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Souviens toi l’ete dernier (1)

Posted in yakoialatele on September 20th, 2006 by admin

Et non il ne s’agit pas d’une analyse critique de ce slash movie dense et complexe avec buffy poursuivie par un marin breton (ce qui est quand meme plus effrayant qu’un vampire), mais de revenir sur les vacances; car la rentrée c’est fait pour ca, parler des vacances, echanger des photos de contrees exotiques ou on a pu braver de nombreux dangers (les serpents d’amazonie pour les uns, la cuisine anglaise pour les autres), les miennes furent moins aventureuses, allonge sur le canape familial hyptonise devant la tele. Je pus ainsi decouvrir deux nouvelles series pour lesquelles je n’attendais pas grand chose.

La premiere est la saison 1 de “Rome”. Bien que le cote grande fresque historique ou tous les romains parlent avec l’accent anglais et la reference au peplum, genre qui m’a jamais passionne, me laissait assez sceptique quant a la reussite de cette serie, je finis par oublier tous ces aspects. Tout d’abord si la serie fait reference au passe c’est pour mieux evoquer le present; ainsi on peut y voir une critique peu dissimulee de la politique de Bush avec les guerres illegales de Cesar qui semblent s’eterniser et la menace sur la République de sombrer dans le despotisme. Mais tres vite la serie prend des allures plus universelles que la simple critique d’une politique actuelle, sur le devenir d’une démocratie. les scenaristes ne font pas de Cesar un tyran sanguinaire et avide de guerre, mais au contraire un despote eclaire et bienveillant qui apporte paix et bien etre materiel au peuple, ce qui conduit a une tension entre egalite des conditions et liberte fondammentale. Ce dilemne entre deux ideales se retrouve ainsi incarne par les deux heros de la serie, qui sont deux legionnaires qui devront constamment choisir entre la Republique et Cesar. C’est le pessimisme de “Rome” qui lui permet de depasser le genre auquel elle fait reference. quant a l’autre serie ce sera l’objet d’un autre article. a suivre.
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Desperate housewives - saison 1

Posted in yakoialatele on September 7th, 2006 by admin

Pour une fois je ne vais pas parler de cinema mais de serie televisée puisque je passe finalement plus de temps devant mon petit ecran que devant le grand (pas assez de bons films ou pas assez de sous?). Je profite de la diffusion sur canal ce soir de la saison 2 de la fameuse serie de menagere de moins de cinquante ans pour menagere de moins de cinquante ans et par…: “desperate housewive” pour un faire un bilan critique de la saison 1. Si je reconnais un certain talent d’ecriture que ce soit dans les dialogues assez droles et la narration addictive qui rappelle plus les bons vieux soaps de “santa barbara” au “feux de l’amour” en plus complexe, pourtant il manque a celle-ci un supplement d’ame pour en faire une bonne serie. Les personnages ressemblent trop a des stereotypes de test d’ete de marie claire(etes vous femme organisée ou vite débordée?) et manque suffisamment d’ambiguite pour en faire de vrais personnages de serie. On finit meme par trouver plus sympathique les flics de “the shield” (serie ultra violente qui donne une version diurne et actuelle des romans d’Ellroy), c’est dire le cynisme de cette serie. Certes on peut y voir une critique du milieu apparemment policé des banlieues chics, de l’individualisme triomphant et du conformisme…mais celle-ci est assez peu originale,vue deja dans de nombreux films (chez Lynch et Burton par exemple), et la serie ne propose pas de regard neuf sur cet univers impitoyable. tout cela reste ainsi vide et superficiel,d’autant plus que celle-ci est vampirisée par son “macguffin”(concept hitchcockien tres utilisé par les series actuelles pour maintenir l’audience, comme les chiffres dans lost ou encore rambaldi dans alias, et ici le suicide mysterieux, en donnant le sentiment d’hesiter entre serie policiere et serie sur des banlieues sans histoire, deux choses qui cohabitent mal) et ne donne pas envie de suivre la saison 2 et de zapper sur la 6 pour decouvrir “prison break”. a suivre.